02.03.2026
Actus Agricoles

Projet de loi d’urgence agricole : un calendrier resserré

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La France à l’écart de l’envolée des prix 
des terres en Europe

Alors que le gouvernement avait initialement prévu un examen tardif du projet de loi d’urgence agricole, les discussions intervenues ces dernières semaines, notamment lors du Salon de l’agriculture, ont conduit à envisager un calendrier plus rapide.

Les organisations professionnelles ont obtenu des garanties pour une adoption potentielle avant l’été, après plusieurs semaines de tensions liées aux mobilisations agricoles de l’hiver.

Une promesse issue des mobilisations agricoles

À la suite des manifestations agricoles de janvier, le Premier ministre s’était engagé à déposer un projet de loi spécifique destiné à répondre aux préoccupations du secteur. Ce texte devait porter sur plusieurs sujets jugés prioritaires par les agriculteurs : la gestion de la prédation, la sécurisation des moyens de production et les enjeux liés à l’eau.

L’objectif affiché était de redonner de la visibilité économique et réglementaire aux entreprises agricoles, dans un contexte marqué par la hausse des charges, les contraintes environnementales et la concurrence internationale. Le contenu précis du projet devait être défini en concertation avec les syndicats agricoles.

Cependant, mi-février, la FNSEA apprend que l’examen du texte ne serait inscrit à l’ordre du jour du Sénat qu’au mois de juin, ce qui suscite rapidement des inquiétudes sur un possible report de la réforme.

La crainte d’un texte limité à la simplification

Au cours des échanges organisés pendant le Salon de l’agriculture, les représentants syndicaux découvrent également que le projet de loi pourrait évoluer vers un texte principalement consacré à la simplification administrative, sans véritable concertation préalable. Or les syndicats attendent une « véritable loi d’urgence » et non un nouveau texte technique avec notamment des réponses concrètes sur la gestion des risques, l’accès à l’eau ou encore les règles encadrant la production.

Vers une adoption avant l’été

Le calendrier initialement envisagé prévoyait une présentation en Conseil des ministres au printemps, suivie d’un examen au Sénat en juin, sans garantie de session extraordinaire en juillet, notamment en raison de la période électorale sénatoriale.

Les syndicats ont finalement obtenu un ajustement du calendrier :

  • une présentation du texte fin mars ou début avril en Conseil des ministres ;
  • un examen en première lecture à l’Assemblée nationale au mois de mai ;
  • un passage devant le Sénat en juin ;
  • puis la réunion d’une commission mixte paritaire avant la fin de la session parlementaire.

Ce scénario permettrait, en théorie, une adoption définitive avant l’été. Sans garantie sur le fond de la loi.

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